Mardi 20 mai 2008
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Trop de rêves pour un instant de désillusion
ROMAN
(fragment)
1.
Carla se retournait dans son lit et gémissait tristement. Elle avait dormi
le bras droit sous la tête et avait mal à l’épaule. Elle pourrait décrire son malaise pendant une heure mais- en souriant fébrilement –on n’a plus le temps il faut se lever de ces draps froufroutants et préparer son départ. Déjà sept heures, pressée par les aiguilles
impitoyables de sa montre qui la réveillait chaque matin avec la même mélodie: If you need me, cool me ! If you want me…Si elle n’arrivait pas
une demi heure avant le chef ce n’était pas la peine de se déranger et de traîner pour rien au bureau.
« Le Boss » était un mec de soixante-dix-ans, rigide et dur, le patron d’une compagnie qui produisait des sous
et personne ne comprenait pas d’où venaient ces sous puisque les sept directeurs, les occupants des bureaux du huitième étage d’un immense bâtiment,
ne foutent presque rien de toute la journée. Rouler des papiers, composer des rapports, des analyses économiques, copier des journaux, inventer des enquêtes sociales avec des thématiques
absurdes, du genre : « êtes-vous d’accord pour vous inscrire dans l’association des gens qui détiennent un stylo à bille de couleur orange ? » Cette enquête,
c’était l’idée de l’un des directeurs responsables de « l’impact sociologique de l’enquête concernant la conscience des individus ! »
L’idée était complètement stupide, mais le « boss » n’aimait que des idées pareilles. L’État avait besoin de n’importe quelles associations, de plus en plus, et diversifiées même si
elles étaient bizarres afin que personne ne reste en dehors. Si quelqu’un n’était pas intégré dans une association, il était mort. Mais une chose pareille était impossible. OK, ripostait un
de ces directeurs qui s’occupait de « l’évaluation des embauchés du point de vue émouvant ( ?) » mais si je refuse de faire partie d’une telle association, qu’est-ce qu’il se
passe pour moi ? Rien, parce que tu feras partie de : l’Association de ceux qui ne font partie d’aucune association !
La cruauté du Boss atteignait les limites. A partir de ce moment-là personne n’osait plus l’inciter aux discutions.
Carla réalisait qu’elle se promenait autour de la chambre toute nue en recherchant la lingerie qu’elle avait jetée partout
hier soir. En fait avant la partie de sexe avec son voisin, l’étudiant aux yeux bleus, venu d’un pays de l’Est, partie qu’elle utilisait comme somnifère, parce qu’après la partie de « jambes
en l’air » elle dormait en étant très détendue. Et Carla souriait amusée, elle aimait l’idée qu’elle était peut être la seule femme du monde qui
faisait un sexe fou chaque nuit.
Elle se caressait mélancoliquement le sexe qui était déjà humide d’excitation.
D’un coup, en jetant un coup d’œil par la fenêtre, de l’autre coté de la rue, elle aperçut des jumelles ; qui était
derrière ces jumelles ? bien que toujours elle se proposait de se renseigner qui habitait derrières ces fenêtres, elle n’avait jamais le temps de s’occuper de cela.
Mais, se dit-elle peut être est ce la raison pour laquelle je traîne toute nue par ici : parce que m’excite l’idée
d’être regardée ? Et elle se caressait encore entre les jambes et son doigt glissa dans sa fente parfumée. Puis en sentant ses doigts elle bondit fortement parce qu’elle sentait le sperme. Depuis longtemps elle lui proposait de sucer sa bite pour voir quel était le goût de son
sperme mais elle n’en aurait jamais l’occasion. Quel mec bizarre ! Il ouvrait la porte, lui écartait les pattes la pompait environs vingt
minutes comme avec un engin industriel, tant qu’elle avait des dizaines d’orgasmes, puis il descendait d’elle et partait dans son appartement en restant avec la lampe allumée jusqu’au matin, il
avait beaucoup a lire, a étudier. Peut être que c’était la seule raison pour laquelle elle se laissait niquer: jamais elle n’avait eu un étudiant en
médicine. Tous ses ex étaient des cadres, qui sortaient aux femmes une fois par semaine. Aussi de lundi au vendredi Carla était occupée, elle n’avait
pas le temps pour les hommes. En échange, samedi et dimanche ….Mais tout cela se passait avant qu’elle ne soit embauchée à la firme du Boss. Et avec l’embauche c’était un drôle d’histoire.
Souvent le hasard a son rôle dans notre vie. Pareille était la première rencontre avec l’étudiant sept mois auparavant. Elle rentrait de la ville, lui fumait devant l’entrée de l’immeuble. Quand
elle est entrée, il l’a suivie. Il a souri timidement en disant qu’il était son voisin et qu’il aimerait la niquer. Un instant après, elle se
retrouvait sous lui qui la pompait, pressé. Un « fou », mais elle aimait l’idée d’avoir des relations sexuelles sans trop de manières.
Vite, vitesse !! On se dépêche ! Elle jette une robe moulante sur son corps ….Ca suffit ! Les souliers à talons hauts qui faisaient les jambes longues et son torse appétissant quand elle
marchait lascif…Carla ne portait jamais de slip ; d’après son opinion c’était inutile et pas du tout hygiénique, elle préférait se laver chaque
fois après avoir fait pipi.
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